120 jours en 120 secondes: Bilan de 4 mois en Australie.

Le 11 janvier dernier, cela faisait 4mois jour pour jour que nous étions arrivés en Australie.

120 jours // 16 000km // 4 états.

L’occasion de faire un peu le bilan de ce début d’aventure.

L’Australie

Le WHV nous offrait différentes options (Canada, Nouvelle-Zélande, Argentine…) pour la destination de cette « année sabbatique ».

Après 4 mois ici, je peux dire que je ne regrette pas une seconde d’avoir opté pour l’Australie.

Sa taille représente certes un défi (auront nous assez d’un an pour tout boucler ?), mais c’est aussi son plus grand atout. En 4 états, on a pu explorer des paysages totalement différents: de la mégalopole, aux plages de sable blanc en passant par le désert.

Impossible à ce jour de vous dire lequel des états a ma préférence tant ils n’ont rien en commun. Dans tous les cas, même si nous avons visité plusieurs « grandes villes » (Melbourne, Adelaide…), nous sommes définitivement plus attirés par la nature et le côté encore très sauvage  du pays, cette quasi perpétuelle atmosphère du bout du monde qui fait tout son charme.

Je reste un peu sur ma fin concernant les villes ou plutôt les villages, auxquels je trouve peu d’atouts. Sûrement à cause de l’histoire trop « récente » de l’Australie. La dessus, rassurez vous bande de chauvin, rien ne remplace un joli p’ti village français.

Petit aparté féministe: je crois savoir, en suivant de loin, qu’il commence à se passer (enfin) des choses en France, un certain éveil féministe, l’évocation de plusieurs problématiques concernant le quotidien des femmes, notamment le harcèlement de rue. Mes amiEs en France connaissent mon exaspération face à ce types de comportements, que je trouvais en plus grandissant. Et bien un grand point positif de l’Australie pour la femme que je suis, c’est le sentiment de sécurité et de respect que j’y ressens. Je ne dis pas que ce genre de comportement est inexistant ici, mais de mon point de vue, je constate quand même une différence flagrante et je peux dire à quel point il est agréable de pouvoir passer une journée, sans se faire: dévisager, siffler, suivre, klaxonner, insulter…dans la rue. La dessus, c’est sur Australie 1 – 0 France.

Les australiens

Le sentiment général et qu’on partage tous les deux avec Pat’s, c’est qu’ils sont très très accueillants !!! Avec une mention spéciale à l’Australie du Sud !!

Je ne vais pas vous énumérer tous les cas d’hospitalité australienne qu’on a pu rencontrer depuis le début de notre périple, mais je peux vous assurer qu’on (et quand je dis « on » je ne vais pas me permettre d’englober tous les français dedans mais bon un peu quand même …) a quelques leçons à prendre.

Que ce soit au quotidien, dans le cadre de nos HelpX ou de nos différents jobs, nous n’avons jamais le sentiment de « déranger », en tant que touristes, en tant qu’étrangers. Ils sont toujours flattés voir surpris qu’on ai traversé la planète pour venir visiter leur pays et toujours très curieux de savoir pourquoi, ce que nous avons déjà visité… avec toujours des conseils pour nos prochaines destinations.

Une part de leur hospitalité vient directement du fait qu’ils sont très confiants ou peu méfiants comme on veut. Après avoir vécu avec 4 familles australiennes, dans 3 différents états, on a arrêté de se demander où sont les clés.

Bon bien sûr, ils ne sont pas parfaits non plus ces australiens.

Petit défaut qui a tendance à m’agacer parfois, c’est leur racine British, cette extrême politesse un peu fourbe qui fait qu’on ne sait jamais vraiment ce qu’ils pensent. La dessus, je reste définitivement française et aimerait bien les entendre râler un peu plus, question de franchise quoi !! (bon le côté British, c’est surtout dans le Victoria, et pas du tout dans le Queensland par exemple, où là, on est plus dans le Texas australien si vous voyez ce que je veux dire, mais j’aurais l’occasion d’y revenir…).

Bernard

Bernard c’est notre moyen de locomotion mais c’est avant tout notre maison. La vie en van, le roadtrip permanent, c’était le plus gros défi de notre voyage. Et je dois dire qu’on l’a plutôt bien relevé pour l’instant.

Nous avons fait de Bernard, notre chez nous. Il y a encore quelques améliorations à lui apporter, mais on s’y est toujours senti bien. La dessus, on ne regrette pas d’avoir revu notre budget à la hausse pour investir dans un van plus qualitatif.

Une amie qui était elle aussi partie en roadtrip m’avait dit que ce qui lui avait manqué c’était le sentiment de « se poser » et après avoir vécu 5 ans dans notre petit cocon tourangeau, j’appréhendais un peu. Mais Bernard est un nouveau cocon en plus petit voila tout, et le fait de pouvoir le mettre soit en mode « salon » soit en mode « chambre » représente un vrai confort, qui fait toute la différence. Clairement, il n’y a que dans ces conditions là que le roadtrip d’un an était possible et on plaint sincèrement les voyageurs qui vivent dans un break ou dorment dans une tente tout ce temps.

Pat’s & moi

On ne va pas se mentir, la traversée du désert nous a un peu laissé sur le carreau et le mois qui a suivi notre retour n’a pas été le plus plaisant passé ici.

Physiquement d’abord, nous étions vidés. Les 8h de route par jour sous 40 degrés, le manque de sommeil, l’hostilité du Northern Territory … tout ça a fait qu’une fois arrivé dans le Queensland, on était un peu au bout du rouleau. Et après y avoir réfléchi, si c’était à refaire et bien on aurait pris un avion direct depuis Adélaïde pour passer nos 3 jours à Uluru. Solution qui aurait été, je pense, plus rentable et surtout moins fatigante. Ajoutez à cela, une petite baisse de morale due au fait d’être loin de ses proches pendant les fêtes de Noël & l’inquiétude face à un compte australien vide…

On a donc enchaîné sur deux jobs. Le premier dans le picking de mangues, qu’on a dû arrêter au bout d’une semaine car j’ai fait une grosse réaction allergique provocant des belles cloques sur poignet, ventre et poitrine…

(Le saviez vous ? Quand une manque est cueillie, elle expulse un liquide blanc qu’on appelle ici le « sap » et qui peut s’avérer très urticant pour l’homme. Les réactions sont plus ou moins violentes: rash, démangeaison voir cloques quand on a une peau sensible comme la mienne.  Ainsi, j’invite tout le monde à en stopper la consommation, en pensant aux conditions de travail des pauvres pickers (nous) derrière.)

De son côté, Pat’s a chopé un gros virus qui l’a couché pendant 4 jours. On a donc décidé que même si ça payait bien et que l’ambiance était sympa et bien ça ne valait pas le coup d’y laisser sa santé. Et on a donc enchaîné, sur notre second job: le désherbage d’un champ de cacahuètes. Pour info, les cacahuètes poussent sous terre, imaginez donc la position, en plein cagnard, par 35 degrés. Je peux vous dire qu’on a des cuisses d’acier depuis ce boulot là.

Malgré le remplissage de nos comptes en banque respectifs, le moral était toujours un peu en berne. On était dans le Queensland depuis bientôt un mois, mais n’avions profité de rien (sauf du camping avec piscine & toboggan qu’on s’était payé pour Noël et le Nouvel An). Aussi, on a décidé qu’on avait assez travaillé pour le moment et qu’il était temps de profiter de ce que le Queensland avait de mieux à offrir, à savoir: la Grande Barrière de Corail, la Daintree Rain Forest & les WhiteSundays. Et bizarrement depuis cette décision, ça va beaucoup mieux !!!

Et après ?

On est un peu dans la partie « carte postale » de l’Australie et j’ai hâte de partager avec vous les superbes endroits qu’on a pu visiter depuis qu’on a repris la route.

Viendra ensuite, l’arrivée dans le New South Wales avec notamment Sydney, avant de se diriger vers le Western Australia pour la fin de notre aventure australienne (si tout se passe comme prévu).

Si ça peut en rassurer certains, un second WHV n’est pas envisagé pour le moment. En revanche, pour en avoir discuté avec d’autres voyageurs, nous avons plus envie que jamais de découvrir la Nouvelle Zélande pour la suite. Cependant, nous sommes revenus sur notre idée de départ d’enchaîner direct après l’Australie. Même si ça serait beaucoup plus pratique et économique, la période des fêtes de Noël nous a quand même rappeler qu’on est bien à boire des bières au Pale avec les potes et à manger foie gras et  langoustines sauce Truro en famille.

La plan serait donc de rentrer quelques mois en France avant de partir explorer la Nouvelle-Zélande, mais bien sur en 8 mois, le programme a le temps de changer.

Enfin, pour que cet article ne s’appelle pas 120 jours en 120 secondes pour rien, je vous ai préparé une petite vidéo « best of » de ces 4 mois passés en Australie. Pas de réchauffé, presque que des scènes inédites avec en prime quelques moments dans les Grampians, la Barossa Valey et nos premiers pas dans le Queensland.

 

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